Lucas Peugeot

Lucas est le pote que vous avez toujours rêvé avoir. Vous savez, celui qui se lance dans la préparation d’un bon dîner alors que le reste de la bande aurait majoritairement opté pour un menu Big Mac, avec supplément flemme. Parce que oui, si Lucas aime manger de bonnes choses, il apprécie surtout les partager avec les autres. Comme il le dit très bien, « il y en a qui font de bonnes blagues, moi c’est des bons plats ». Le coloc parfait en somme : qui sait se débrouiller face à un frigo vide, mais a beaucoup de mal à cuisiner en petite quantité. Lyonnais d’origine, il quitte le cocon familial à peine majeur, mais avec déjà un beau savoir-faire culinaire. Il faut dire qu’il vient d’une famille d’épicuriens, le genre de famille qui lui envoyait des paniers garnis de comté et autres charcuteries, lorsqu’il est parti étudier en Angleterre. En vrai “petit frenchy”, il fait alors découvrir notre gastronomie à ses chanceux colocs anglais, russes et irlandais, et réussit même l’exploit de leur faire aimer les grenouilles ! A 28 ans, il vit aujourd’hui à Paris, où il continue de cuisiner pour ses potes et sa copine, tout en étant responsable grand compte chez Levi’s et Dockers.

 

Retrouvez d’autres recettes de Lucas sur Youmiam !

Pour mieux te connaître, dressons ton portrait “food”. Si tu étais :

  • un produit : des linguines
  • un repas : un diner
  • une épice : la coriandre
  • une boisson : un verre de Crozes Hermitage
  • un ustensile : un gros couteau à pain

Comment t’es venue l’envie de cuisiner ?

Dans la famille, il y a pas mal de cuistots, de propriétaires de brasseries ou de commerces de bouche, donc la restauration est un univers qui m’a toujours été familier. Je me souviens que, dès l’âge de 10 ans, quand mes parents s’absentaient et que je gardais ma soeur, j’adorais aller dans leur immense cellier, me servir dans les frigos et cuisiner.
Vers 18 ans, je me suis bouffé l’Escoffier, pour acquérir plus de technique, mais c’est ma mère et ma grand-mère qui m’ont pratiquement tout appris. Aux réunions de famille, les weekends, j’avais droit à des cours de cuisine particuliers, et j’apprenais à faire à manger pour 10/15 personnes. C’est certainement pour ça que je ne sais pas cuisiner pour deux, je fais toujours en grosse quantité ! (rires)

Où trouves-tu ton inspiration ?

J’invente beaucoup, j’improvise… Ayant pas mal vécu en coloc, les placards et le frigo étaient rarement pleins, donc j’ai pris l’habitude de cuisiner avec trois fois rien. L’inspiration vient sur le coup, quand on veut faire quelque chose de sympa avec ce qu’on trouve dans la cuisine !

Quelle est la recette dont tu nous parles aujourd’hui ?

La recette du Ceviche !

On adore ! Quelle est l’histoire de cette recette ?

J’ai rapporté cette recette d’un voyage au Mexique. Là-bas, j’ai mangé des ceviches à toutes les sauces et sous toutes les formes : à la mexicaine, à la chilienne, à la péruvienne… Dans de très bons restaurants, dans des restos pour touristes et dans des espèces de cantines de quartier. Cette recette est de loin la meilleure que j’ai eu l’occasion de goûter, dans une petite cantine blindée de mexicains, paumée le long d’une route. Trois mamas préparaient ce ceviche dans d’énormes bassines et le servaient à la louche dans des assiettes en plastique, accompagné d’une grosse galette de mais grillé. C’était tellement bon que je leur ai demandé comment elles le faisaient. Elles m’ont donné leur recette, à l’exception d’une épice qu’elles ont voulu garder secrète. De retour en France, j’ai fait tous les restaurants mexicains de Paris et multiplié les essais dans ma cuisine, à la recherche de cet ingrédient secret. J’ai finalement réussi à trouver un résultat très proche de mon souvenir, en utilisant de l’origan !

Merci de partager avec nous cette précieuse trouvaille ! Est-ce que tu as d’autres astuces concernant cette recette ?

Oui, pour presser les citrons verts. En France, ils coûtent chers et sont secs. La technique, c’est de les ramollir pour qu’ils rendent un maximum de jus. Pour ça, il faut les poser sur un plan de travail et les écraser un peu en roulant sa main dessus. Puis, une fois tranchés, il faut presser les quartiers de citron tout en tournant une fourchette dans la chair.

Autre astuce : je vous conseille d’enlever le jus de citron de la préparation avant de servir pour ne pas trop cuire le poisson.

Pour qui préfères-tu la cuisiner ?

Pour mes potes, car on est toujours pleins à table donc je leur prépare dans de gros saladiers, comme au Mexique. J’adore aussi la manger avec ma copine car il en reste toujours pour le lendemain, et c’est encore meilleur !

Article précédent Article suivant